« Nuit de femme »

 

Quand l'enfant lui sourit
Tout au bout de la nuit
La femme seule s'endort
Dans ses rêves incolores

D'un sourire indécis
Elle retrace à sa vie
Pas toujours brodée d'or
Mais sans aucun remord

Sa crainte s'est enfuie
Pure et gonflée d'envie
On lui a jeté un sort
Heureuse tu seras dès lors

Enfin, il a tout anéanti
Par lui, la lueur jaillit
Son aura pourfend la mort
Sa pureté baptise son corps

Quand l’enfant pousse un cri
Il la sort de sa nuit
Et l’entraîne loin du sort
Et l'attire au dehors

Elle s’accroche et revit
Sèche ses larmes, reverdit
Sent son cœur qui se dore
D’un passé indolore

Puis la nuit qui s'enfuit
drape ces heures d'insomnie
d'une aura qui séduit
le matin qui s'ennuie...



"A plusieurs..."


(Le 03/03/2004 par A-coeur-perdu, Nicky et Lanédo)